Jusqu’ici, seules les forces de l’ordre pouvaient constater et verbaliser l’utilisation d’un smartphone par les conducteurs. Très prochainement, cette infraction pourra aussi être relevée par les radars automatiques. Leur fonctionnement est simple : des caméras HD scannent non seulement les plaques d’immatriculation des véhicules, mais aussi le comportement des automobilistes. L’image est alors analysée par la machine, qui est capable de distinguer où se trouve le téléphone : dans la main, à l’oreille ou sur les cuisses de la personne qui conduit.

Radars : des homologations nécessaires…

Ce type de radar est appelé “radar tourelle” (en raison de sa forme allongée). Pour le moment, il ne contrôle que la vitesse et le franchissement non autorisé des feux rouges. Mais les technologies qu’il embarque offre d’autres possibilités. Outre l’utilisation du téléphone, il est techniquement capable de constater les dépassements par la droite, la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence, l’absence du port de ceinture… Pour être pleinement opérationnel, il devra recevoir une homologation suite à des tests menés dans une poignée de villes françaises.  

Renforcer encore la sécurité

La mise en place de ce type de machine devrait renforcer la dissuasion. La Sécurité routière estime en effet que le téléphone au volant multiplie par trois le risque d’accident. En outre, certains automobilistes indélicats utilisent encore leur appareil pour surfer sur Internet ou envoyer des SMS… Ce déficit d’attention occasionne chaque année de nombreux accidents graves. Pour rappel, les contrevenants encourent une contravention de 135 euros et un retrait de 3 points sur leur permis de conduire.